L'appel de Shariva

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 L'appel de Shariva

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Date d'inscription : 03/05/2017

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MessageSujet: L'appel de Shariva   Sam 29 Juil - 18:06

Bonta, 2 Maisial 647
 Le petit messager voleta avec adresse au cœur du marché, évitant la foule, focalisé sur la mission qui lui avait été confiée, indifférent aux gestes et aux cris des marchants qui l’entouraient. La maison qu'il devait trouver n'était plus très loin, il aurait bientôt remis le précieux parchemin attaché à sa patte, et pourrait s'en retourner d'où il était venu. Mais pour l'heure, il ne pouvait relâcher sa vigilance sans risquer quelques plumes.

Enfin, la demeure recherchée se dressa devant lui, grande bâtisse longée par les canaux de la ville, reconnaissable à la fontaine se dressant non loin de l'entrée. Sa mission touchait à son but. 
Le maître des lieux l'accueillit, examinant avec attention le sceau bien connu qui ornait la missive, avant de détacher cette dernière, libérant le vaillant volatile de sa tâche. 


***

Astrub, 3 maisial 647
Lorsque Karm s'était rendu à Astrub, il avait sous-estimé l'aspect laborieux de la mission qui lui avait été confiée la veille L'interrogatoire de Touch Flowa s'était révélé, en plus d'être infructueux, particulièrement interminable. La forte odeur de kalyptus se dégageant de l'homme lui avait fait craindre le pire, et il n'en avait pas été autrement : il avait dû le réveiller un nombre incalculable de fois, tout en tentant de donner un sens aux paroles décousues du sadida. Ce ne fut qu'au terme de quatre longues heures, éreintantes, qu'il du se rendre à l'évidence : ce témoin n'avait rien vu de plus que les autres.
Le soleil était déjà bas dans le ciel lorsque le sram s'installa au bord du Lac d'Astrub, songeur. S'il avait pu n'avoir ne serait-ce qu'un compagnon d'infortune durant cette interminable journée, celle-ci lui aurait sans doute paru moins épuisante. Mais, si d'autres aventuriers semblaient s'être retrouvés autour de l'étendue d'eau, et couraient, parlaient aux marchants et aux habitants d'Astrub, aucun ne semblait prêter attention aux autres, solitaire malgré tout ce monde, indifférent à tout ce qui les entourait. 
Karm fut sorti de ses pensées par un curieux phénomène : d'étranges ondes, de plus en plus rapides, s'étaient formées à la surface de l'eau, décrivant des cercles parfaits depuis le centre du lac. Il s'approcha, scrutant l'insolite manifestation, cherchant l'origine de cette dernière. 
Une voix s'éleva soudain, comme venue des eaux, proclamant d'une voix claire et nasillarde: « Il est temps que cela change ! »

L'aventurier scruta les alentours, mais personne ne semblait avoir constaté cet étrange spectacle. Son regard se posa de nouveau sur la surface de l'eau, mais celle-ci semblait placide, comme si rien n'avait eu lieu.
De nombreuses questions l'assaillirent : était-il victime d'une hallucination ? Ou pire, avait-il été empoisonné ? Un assassin avait-il réussi à profiter d'un moment d'inattention de sa part ? Cela lui semblait pour le moins étrange. Prudent, il avala tout de même une potion de foyer, retrouvant la sécurité de sa demeure.  
Attentif aux moindres symptômes, il alla se coucher. Il ne parvenait toutefois pas à oublier cette phrase qu'il avait entendue. Et même lorsqu'il se laissa emporter par le sommeil, celle-ci résonna de nouveau dans son esprit. 
« Il est temps que cela change ! »


***

Bonta, 4 Maisial 647
Le lendemain, les interrogations de Karm ne l'avaient pas quittée. Que s'était-il réellement passé la veille ? Bien décidé à élucider cet étrange phénomène, l'aventurier parti en quête d'informations sur cette mystérieuse voix.
Le sram débuta ses recherches à la bibliothèque d'Amakna. Parmi ses nombreuses lectures, un récit attira particulièrement son attention : le titre pompeux « Apparitions Mystiques du Monde des Douze » relatait le témoignage du Marquis de Lhambadda, et sa rencontre avec Shariva, déesse du Tumulte.

L'étendue d'eau, auparavant si calme, fut bientôt parcourue d'ondes tumultueuses
qui, une fois les bords de leur conteneur touchés, repartirent vers l'épicentre de la
perturbation.
Une voix émana, non pas douce, comme on aurait pu s'y attendre, mais nasillarde:
« Shariva temps, on dirait ! »

Intrigué par ce qu'il venait de lire, Karm décida de rendre visite au Marquis afin d'en savoir plus sur l'apparition, étonnamment similaire, dont il avait été témoin.
À son arrivée à Astrub, il se rendit donc au manoir de Lhambadda, immense bâtisse dont les portes n'étaient jamais fermées, ornée de drôles de poupées, demeure abracadabrante à l'image de son propriétaire. Il exposa les raisons de sa venue, ses questions, relatant son étonnante aventure de la veille.
Le Marquis évoqua alors Shariva, déesse du Tumulte et du Grand Chambardement. Le désir de voir Terra Amakna se mouvoir perpétuellement et faire de ce monde une terre d'aventures, une terre qui bouge, une terre animée !

Ils n'eurent pas la possibilité de s'étendre sur le sujet, le Marquis étant vraisemblablement attendu ailleurs, mais Karm se vit invité à disposer de la bibliothèque du domaine, ouverte à tous, et entièrement dédiée à la déesse. Il continua donc ses recherches, décidé à en savoir plus sur celle qui lui était apparue, porteuse de ce fameux message qui le taraudait.

Il apprit que Shariva était la sœur de Rikku, Méryde du désordre. Annonciatrice du Grand Chambardement et déesse du Tumulte, les récits -la plupart étant écrit de la main du Marquis lui-même- dépeignaient un être d'une grande impatience, en perpétuel mouvement. La déesse semblait vouloir voir les aventuriers dévouer leur vie à de grandes aventures, incitant chacun à faire preuve d'ambition, quoi qu'il fasse, se refusant à les voir perdre leur temps, stagner face à des broutilles qu'elle jugeait indignes d'intérêt.
Fort de ces découvertes, le sram repensa au message que la déesse lui avait délivré. Pouvait-il croire que Shariva, lasse de voir l'individualité qui rongeait le Monde des Douze, désirait elle aussi qu'un souffle nouveau dissipe la monotonie et l'inertie des habitants de Terra Amakna ? Que ces derniers, enfin, s'allient, et s'élèvent vers des ambitions à la mesure de leur potentiel ?

Le marquis, à son retour, fut surpris de trouver l'aventurier à l'endroit exact où il l'avait laissé, n'ayant vraisemblablement pas quitté la bibliothèque depuis. Il interrogea donc son invité sur l'avancée de ses recherches. Ce dernier lui fit alors part de ses découvertes, et de son interprétation du message reçu la veille.
Surpris par cette perception, il dut avouer que cette vision lui semblait peu probable venant de la déesse qui guidait ses pas depuis plusieurs années. Karm entreprit donc de lui expliquer plus en détail ce qui l'avait amené à comprendre ainsi l'énigmatique message qui lui avait été transmis. Malgré cela, le marquis n'entendait pas réellement les arguments avancés étayant l'interprétation du sram, sans doute trop différente de celle du tumultueux personnage.
La discussion ne s'éternisa pas après cet échange, et le sram rejoignit bientôt son logis.

À son retour, Karm relata son aventure à Aetis, sa conseillère, et son envie d'accéder à la demande de la déesse. La xélor lui proposa alors son aide.
Le lendemain, la xélor se rendit au temple des alliances, tandis que le sram tentait d'écrire la missive qu'il enverrait bientôt à ses compagnons de route.
Alors qu'il s'attelait toujours à sa correspondance, un tofu vint ébranler sa concentration, porteur d'un message qui amena un mince sourire sur le visage de l'aventurier.

Karm,
Après votre départ, j'ai pris le temps de réfléchir à notre conversation. Comme vous le savez, je ne partage pas votre point de vue… Mais après réflexion, il ne me paraît pas impossible que, tels Osamodas et Oktapodas, Shariva puisse revêtir plusieurs visages, et poursuivre différents buts. Car en tant que déesse, ces desseins ne sont sans doute jamais aussi simples que ce qu'ils semblent être.
Malgré nos divergences d'opinions, et nos visions très différentes des ambitions de Shariva, vous, ainsi que ceux qui partagent vos idées, êtes les bienvenus dans mon manoir.
Salutations

Ce sourire ne quitta pas son visage lorsqu'il replongea dans sa correspondance avec un enthousiasme accru.


***

Astrub, 26 Joullier 647
De passage à Astrub, Karm laissa ses pas le guider jusqu'au manoir du marquis. S'il n'avait pas prévu de s'attarder, il s'arrêta tout de même, fronçant les sourcils. Les statues semblaient différentes. Leur sourire paraissait particulièrement éclatant, réel, comme étincelant. Intrigué, il entra dans la demeure. Quelqu'un l'y avait précédé : un crâ, immobile, observait les lieux. Légèrement plus petit que le sram, svelte, il dégageait une assurance tranquille, et laissait son regard errer autour de lui. Karm et le crâ se firent la réflexion que le manoir n'était pas comme d'habitude… Il semblait comme vivant, habité. Ils furent bientôt rejoints par d'autres curieux ayant remarqué l'étrange phénomène.
Ils entreprirent de faire le tour de la demeure, à la recherche de tout ce qui pouvait sortir de l'ordinaire. Leur impression première fut renforcée lorsque, dans la bibliothèque, des bruits de pages se tournant leur firent chercher une présence. Personne à part eux ne se trouvait dans les lieux.

Lorsqu'ils arrivèrent dans le temple de la déesse, un rire cristallin résonna à leurs oreilles. Karm le reconnut immédiatement. Un livre était posé en évidence sur l'autel, à côté de la statue de la déesse. Le sram s'interrogea : était-il là la dernière fois qu'il était venu ?
Un des aventuriers s'en approcha, effleurant du bout des doigts la couverture. À peine l'avait-il fait qu'il disparut.
L’étonnement envahit l'assemblée, et de nombreux aventuriers voulurent toucher à leur tour l'ouvrage. Karm, ayant confiance en Shariva, fit de même, et ouvrit les yeux sur un paysage tout à fait différent que celui qu'il venait de quitter. Le sram observa les lieux. Autour de lui, le temple s'était transformé en une plage où de nombreux livres s'amoncelaient dans le sable.
- Où sommes nous, que se passe-t-il ? Demanda un aventurier.
- C'est sans doute Shariva, nous étions dans son temple avant de nous retrouver ici. Ce n'est pas la première fois qu'elle m'apparaît.
Le crâ en fut intrigué, et l'interrogea. Karm relata alors les événements qui s'étaient produits quelque temps auparavant sur les berges du lac d'Astrub, tout en faisant le tour de la partie explorable de l'île. Ils ne trouvèrent que bateau accosté tout près d'eux ainsi que les livres au sol. Rien ne troublait la quiétude de l'endroit, en dehors du bruit entêtant des vagues, semblable à un rire lointain, hypnotique.
Les aventuriers s'interrogèrent : comment allaient-ils quitter l'île ? Seule l'étrange embarcation pouvait les transporter ailleurs, et ils décidèrent donc de voir où celle-ci les mènerait. À peine étaient-ils tous assis à bord que le bateau se mit en route, avançant lentement sur l'eau. À mesure de sa progression, la lumière diminua, jusqu'à ce que le noir complet ne les entoure. Naturellement, leurs yeux se fermèrent. Ne sentant plus les vagues sous eux, ils les rouvrirent : ils étaient assis dans le temple face a la statuette.

La stupéfaction les amena à s'interroger. Ils furent unanimes : si c'était une hallucination, ils l'avaient tous vécue. Ils quittèrent bientôt le temple pour rejoindre la salle de banquet, s'attablant autour des mets qui semblaient les attendre sur la table depuis leur arrivée. Les uns mangeaient, les autres buvaient, discutant. Karm finit par prendre la parole, s'adressant à l'assemblée.
- Tout ceci ne peut être le fruit du hasard. Il y a de cela plusieurs mois, Shariva m'est apparue. Elle m'a dit vouloir que les aventuriers se rassemblent, et nous voilà ici, tous réunis en sa demeure ! Je n'avais encore parlé de mes projets qu'à peu de monde, mais la déesse semble en avoir décidé autrement, alors laissez moi vous expliquer !
Il leur raconta donc l'apparition, ses espoirs de voir le Monde des Douze enfin uni, les grandes choses qui les attendaient. Tous ne semblaient pas touchés par ses paroles, mais il vit que certains n'étaient pas indifférents à l'appel de la déesse.
Il resta encore un moment à observer ses compagnons de tablées, avant de finalement prendre congé.

Il était temps que l'appel de Shariva soit entendu par le Monde des Douze.
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